La course à pied et le trail connaissent un succès phénoménal dans notre région. Entre les sentiers vallonnés de l'Ouest Lyonnais, les parcours autour de Grézieu-la-Varenne, ou les boucles d'entraînement au parc de Lacroix-Laval, les terrains de jeu ne manquent pas.
Cependant, courir est un sport d'impacts répétés. Que vous prépariez un objectif majeur (comme le Marathon de Nice-Cannes ou un trail local) ou que vous couriez simplement pour le plaisir à Saint-Genis-les-Ollières ou Craponne, votre corps est soumis à rude épreuve.
En tant qu'ostéopathe du sport, je reçois régulièrement des coureurs blessés qui auraient pu éviter l'arrêt forcé grâce à quelques réflexes simples de prévention. Voici mes conseils de clinicien (et de runner !) pour préserver vos articulations.
1. Les blessures les plus fréquentes en running
La très grande majorité des blessures en course à pied sont des blessures d'usure ou de surcharge. Elles surviennent quand la capacité d'adaptation de votre corps est dépassée. On retrouve fréquemment :
- Le syndrome de l'essuie-glace (TFL) : Une douleur vive sur la face externe du genou, très courante chez les traileurs en descente.
- La périostite tibiale : Une inflammation douloureuse de la membrane qui entoure le tibia, souvent due à une augmentation trop rapide des kilomètres ou à un manque d'amorti.
- La tendinopathie d'Achille : Une raideur et une douleur à l'arrière du talon, souvent liée à un manque de mobilité de la cheville ou un mollet trop tendu.
2. Trois piliers pour courir sans douleur
Pour éviter de vous retrouver sur la touche, appliquez ces trois règles d'or de la prévention :
A. Respectez la loi de progressivité
C'est la cause numéro 1 de blessure. Ne passez pas d'une sortie de 8 km à une sortie de 15 km d'une semaine sur l'autre. Augmentez votre volume hebdomadaire de 10% maximum par semaine pour laisser à vos tendons et à vos os le temps de se renforcer.
B. Ne négligez pas la mobilité de la cheville
Une cheville rigide va bloquer l'amorti naturel de votre foulée. Ce blocage va se répercuter directement sur le genou, puis sur la hanche et le bas du dos. Prenez 5 minutes avant ou après chaque sortie pour mobiliser vos chevilles et étirer vos mollets.
C. Écoutez les signaux d'alarme
Une courbature est normale ; une douleur asymétrique (d'un seul côté) qui persiste après 48 heures ou qui augmente pendant la course ne l'est pas. C'est le signal que votre corps compense un blocage.
3. Quel est le rôle de l'ostéopathie pour le coureur ?
Consulter un ostéopathe du sport ne se fait pas uniquement lorsque la douleur vous empêche de courir. Le travail le plus efficace se fait en amont, durant votre préparation.
Lors d'un bilan de prévention au cabinet de Saint-Genis-les-Ollières, nous analysons ensemble votre posture et votre mobilité globale :
- Libération des restrictions de mobilité du bassin et des chevilles.
- Relâchement des tensions musculaires profondes (diaphragme, psoas, chaîne postérieure).
- Optimisation de la dynamique thoracique pour une meilleure capacité respiratoire.
L'objectif est de s'assurer que votre corps dispose de toutes ses capacités d'amortissement pour absorber chaque foulée sans créer de micro-lésions.
Votre ostéopathe du sport à Saint-Genis-les-Ollières
Vous préparez une course ou vous souhaitez simplement reprendre le running sur de bonnes bases ? Le cabinet d'ostéopathie est situé au Pôle Santé de Saint-Genis, facilement accessible depuis Craponne, Tassin, Grézieu et Marcy-l’Étoile. Un grand parking gratuit est à votre disposition juste devant.